vendredi 9 mai 2008

No Country for old Men


Aujourd'hui je viens de finir No Country For Old Men de Cormac McCarthy, le roman sur lequel est basé le dernier film des Frères Coen que j'ai même pas vu.
C'est bien. C'est même très bien.
Une construction intéressante dans laquelle on voit alterner des chapitres écrits à la première personne selon le point de vue désenchanté du Sheriff Bell, et d'autres chapitres de récit mettant en scène les différents personnages. Après les premières pensées de Bell, ce n'est pas la scène dans le désert qui inaugure le récit, mais celle qui met en scène Chigurgh tout menotté tuant le Deputy et s'échappant. C'est son premier exploit, ça donne le ton au roman.
Mais plus que le récit lui-même, la vraie réussite du roman, c'est le style des dialogues particulièrement elliptiques:
Pour donner une petite idée de ce que ça donne en anglais:

There's always somebody knows where you're at. Knows where and why. For the most part.

Are you talking about God?

No. I'm talking about you.

She ate. Well, she said. You'd be in a fix if you didn't know where you was at.

I don't know. Would you?

I don't know.

Suppose you was some place that you didn't know where it was. The real thing you wouldn't know was where someplace else was. Or how far it was. It wouldn't change nothin about where you was at.

She thought about that. I try not to think about stuff like that, she said.

La question du jour: c'est entre qui et qui ce dialogue?


3 commentaires:

Anonyme a dit…

Ben pour une fois que quelqu'un apprécie ce que j'apprécie... j'apprécie.
Entre Moss et la fille qu'il prend en stop. (C'est tout de suite mieux en VO.)

superlolotte a dit…

ça donne quoi en français? Ils ont réussi à rendre les fautes de langue?

superlolotte a dit…

Tu es l'heureuse gagnante de la question du jour, félicitations!